Trois semaines avant l’ouverture des camps, on fait le point sur la situation de masse salariale des 32 équipes de la NHL, équipe par équipe, pour savoir qui peut encore bouger cet été et qui va devoir vendre pour respecter les règles.
Un plafond à 104 millions, et déjà des salaires qui explosent
Le plafond salarial est passé à 104 millions de dollars pour 2026-27, contre 95,5 millions la saison passée. D’après un communiqué relayé par NHL.com, il doit encore grimper à 113,5 millions dès 2027-28. Une hausse qui tombe à pic, tant les contrats des jeunes stars ont explosé cet été.
Le plafond salarial individuel dépasse d’ailleurs pour la première fois la barre des 20 millions. Selon Bleacher Report, un joueur peut désormais toucher jusqu’à 20,8 millions par saison.
Résultat, l’été a été marqué par une avalanche de prolongations record : Connor McDavid (2 ans, 12,5 M$ AAV, rapporté par NHL.com), Connor Bedard (5 ans, 15 M$ AAV, selon Russian Machine Never Breaks), Kirill Kaprizov (8 ans, 136 M$, un record total selon ESPN), Leo Carlsson (18 M$ AAV via une offre hostile égalée par Anaheim, toujours selon ESPN), et bien sûr Macklin Celebrini, désormais le joueur le mieux payé de l’histoire de la ligue à 18,8 M$ AAV.
Les équipes déjà dans le rouge
Trois équipes affichent, selon le tracker PuckPedia, un cap hit projeté supérieur au plafond : Vegas (-8,66 M$), Toronto (-2,75 M$) et Dallas (-1,36 M$). Rien de dramatique en soi : elles comptent sur la réserve pour joueurs blessés à long terme (LTIR) pour être conformes une fois la saison lancée. C’est même devenu une habitude chez les Golden Knights, qui replacent chaque été Alex Pietrangelo sur cette liste.
D’autres équipes n’ont presque plus un dollar de marge sans pour autant dépasser le plafond : Florida (34 000 $ d’espace), Washington (75 000 $) et Colorado, l’équipe la plus serrée de toute la ligue.
Colorado, en équilibre sur un fil
Sans surprise pour ceux qui suivent l’Avalanche, l’équipe est cette saison la plus serrée de toute la NHL : environ 404 000 $ d’espace selon PuckPedia. Joe Sakic, redevenu directeur général, a dégraissé une bonne partie de l’été : départ de Ross Colton et Jack Drury vers Nashville, échange de Valeri Nichushkin à Columbus. En échange, Brock Nelson, Martin Necas et Brent Burns sont arrivés, et Brett Kulak a été prolongé cinq ans.
Le vrai dossier à suivre reste évidemment Cale Makar, éligible à une extension depuis le 1er juillet et agent libre à l’été 2027. Selon Colorado Hockey Now, l’initié Pierre LeBrun a évoqué la possibilité que Makar devienne le premier joueur à 20 millions par saison de l’histoire de la ligue, tout en jugeant une fourchette de 17 à 18 millions plus réaliste pour permettre à Colorado de conserver un peu de marge. Bonne nouvelle pour l’Avalanche : cette extension ne touchera pas le plafond de la saison en cours, et l’équipe projette environ 32 millions d’espace disponible en 2027-28 pour l’accueillir.
San José, le cas à part
Sur le papier, les Sharks ont de la marge : environ 7,6 millions selon PuckPedia. Mais l’équipe traîne le plus gros « dead cap » de la ligue, près de 12,8 millions, entre rachats de contrats (Martin Jones, Marc-Édouard Vlasic), salaires retenus (Erik Karlsson, Tomas Hertl) et surtout une réserve de primes de performance liées à ses jeunes sous contrat d’entrée. Sharks Hockey Digest rappelle que Celebrini, Will Smith, William Eklund, Sam Dickinson et Collin Graf ont tous déclenché des primes qui grignotent le plafond de la saison suivante.
Détail important : le nouveau contrat record de Celebrini (5 ans, 94 M$) ne s’appliquera qu’à partir de 2027-28. Cette saison, il joue encore sur la dernière année de son contrat d’entrée. San José a d’ailleurs profité de sa marge pour récupérer Darnell Nurse d’Edmonton contre un choix de repêchage, une opération typique du directeur général Mike Grier.
Les équipes qui peuvent encore bouger
À l’inverse, plusieurs franchises abordent la saison avec un vrai matelas financier : Détroit (19,6 M$), Seattle (18,4 M$), Vancouver (17,8 M$), Philadelphie et Calgary (14,9 M$ chacune), Pittsburgh (13,7 M$) et Columbus (13,5 M$). Ce sont ces équipes qui serviront naturellement de partenaires d’échange aux contenders coincés sous le plafond, en acceptant d’absorber un contrat encombrant contre du capital de repêchage.
Le tableau complet des 32 équipes
Données au 31 juillet 2026, selon PuckPedia (plafond fixé à 104 M$).
| Équipe | Cap hit projeté | Espace disponible |
|---|---|---|
| Colorado Avalanche | 103,60 M$ | +0,40 M$ |
| Vegas Golden Knights | 112,66 M$ | -8,66 M$ |
| Toronto Maple Leafs | 106,75 M$ | -2,75 M$ |
| Dallas Stars | 105,36 M$ | -1,36 M$ |
| Florida Panthers | 103,97 M$ | +0,03 M$ |
| Washington Capitals | 103,92 M$ | +0,08 M$ |
| Minnesota Wild | 102,85 M$ | +1,15 M$ |
| Los Angeles Kings | 102,23 M$ | +1,78 M$ |
| New York Rangers | 101,60 M$ | +2,40 M$ |
| Chicago Blackhawks | 101,17 M$ | +2,83 M$ |
| New York Islanders | 101,07 M$ | +2,93 M$ |
| Tampa Bay Lightning | 100,77 M$ | +3,23 M$ |
| New Jersey Devils | 100,15 M$ | +3,85 M$ |
| Ottawa Senators | 99,80 M$ | +4,20 M$ |
| St. Louis Blues | 99,63 M$ | +4,37 M$ |
| Winnipeg Jets | 99,52 M$ | +4,48 M$ |
| Utah Mammoth | 99,42 M$ | +4,58 M$ |
| Edmonton Oilers | 99,27 M$ | +4,73 M$ |
| Buffalo Sabres | 98,88 M$ | +5,12 M$ |
| Boston Bruins | 98,61 M$ | +5,39 M$ |
| San Jose Sharks | 96,41 M$ | +7,59 M$ |
| Nashville Predators | 96,33 M$ | +7,67 M$ |
| Anaheim Ducks | 94,93 M$ | +9,07 M$ |
| Montréal Canadiens | 94,22 M$ | +9,78 M$ |
| Carolina Hurricanes | 94,12 M$ | +9,88 M$ |
| Columbus Blue Jackets | 90,50 M$ | +13,50 M$ |
| Pittsburgh Penguins | 90,32 M$ | +13,68 M$ |
| Philadelphia Flyers | 89,12 M$ | +14,88 M$ |
| Calgary Flames | 89,12 M$ | +14,88 M$ |
| Vancouver Canucks | 86,19 M$ | +17,81 M$ |
| Seattle Kraken | 85,59 M$ | +18,41 M$ |
| Detroit Red Wings | 84,43 M$ | +19,57 M$ |
Chiffres à prendre avec un peu de recul : PuckPedia et d’autres trackers comme Spotrac ou CapWages n’appliquent pas toujours la même méthode pour comptabiliser les réserves de primes de performance, ce qui peut créer de légers écarts d’une source à l’autre. Ces montants sont également amenés à bouger d’ici le début de saison, au fil des transactions et des mouvements vers la LTIR.
À surveiller d’ici le camp d’entraînement
Plusieurs dossiers pourraient encore faire bouger ce classement dans les prochaines semaines : le RFA Collin Graf toujours non signé à San José, un possible passage de Logan Couture sur la LTIR qui libérerait de l’espace supplémentaire aux Sharks, et bien sûr l’issue du dossier Makar à Colorado, qui ne changera rien cette saison mais dessinera déjà la marge de manœuvre de l’équipe pour l’été prochain.
Mis à jour juillet 2026 par Beniben95
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Qu’est-ce que le salary cap en NHL ?
Le salary cap est le plafond salarial imposé à chaque équipe de la NHL. Il limite le montant total que les franchises peuvent consacrer aux salaires de leurs joueurs durant une saison.
Quel est le salary cap de la NHL en 2026-2027 ?
Pour la saison 2026-27, le plafond salarial est fixé à 104 millions de dollars, contre 95,5 millions la saison précédente.
Quelles équipes dépassent actuellement le salary cap ?
Au 31 juillet 2026, Vegas, Toronto et Dallas affichent un cap hit supérieur au plafond. Elles devraient toutefois utiliser la LTIR afin d’être conformes au début de la saison.
Quelle équipe dispose de la plus grande marge sous le plafond salarial ?
Les Red Wings de Detroit possèdent la plus grande marge de manœuvre avec près de 19,6 millions de dollars d’espace disponible, devant Seattle et Vancouver.
Pourquoi le salary cap est-il important pendant l’intersaison ?
Le salary cap détermine la capacité des équipes à recruter, prolonger leurs vedettes ou réaliser des échanges. Les franchises proches du plafond doivent souvent libérer de la masse salariale avant le début de la saison.







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